Pour finir en beauté, j'ai mis la barre super haut. Il y encore trois mois, au Mandalgo á Vicabamba Equateur, une ballade d'une heure trente aller-retour, non seulement je n'étais arrivée en haut et en plus je m'etais degonflée. Manque d'entrainement peut-ëtre, mais surtout j'avais commencé par sentir mon coeur faire un gros bond á froid quand des chiens se sont mis á m¿aboyer. Puis, passant par une foret aux arbres secs et grncants je m'etais senties comme le petit chaperon ROucge qui attendait son gros méchant loup: Ce dernier prit l'apparence d'une vache. Et cette vache, je mis au moins 10 monutes á me decider á la contourner, ceci fait il y en avait deux autres et dans le mëme elan de courage je les ai aussi contournée.. j'ai abandonné quand il se fut agit des multes, de plus le chemin devenait plus raid et etroit et les raffales de vents me destabilisaient beaucoup. Que de bonnes excuses! Notons aussi que je tombais et trebuchais sur chaque obstacle.
Deux mois plus tard et plein de treks, rando ou autres trajets avec sac á dos, plus recement avec le velo, je me suis sentie d'humeur á me depasser plus que jamais.
J'avais les nerfs, la argne et le besoin de me depenser necessaires; l'etat d'esprit était lá. Je savais que pour avoir accés á ces merveilleux paysages, il me faudrait le meriter.
C'est ainsi que je suis partie pour la reserve avec au programme une journée de 8 heures de marche aller-retour aux Torres del Paine. Seulement n'arrivant dans le parc qu'á 10h, le temps de regler des formalités et de deposer quelques affaires au refuge je ne me mis en fait en marche qu'á 11h. Le debut était sans difficulté autre que la mise en route. Aprés 2 heures de montée plus ou moins raide, le chemin devint plus valoné alternant les descentes raides et glissantes et les montées toutes aussi glissantes, de celles qui font reculé le pied d'appui á chque pas. Aprés, pendant une heure, c'etait un passage en foret sympa. Vers le fin de cette troisiéme heure, je tirais le langue et je me souviens trés bien d'une jeune fille souriante au regard malicieux; je me suis demandé ce que celá signifiait. Lá oú nous nous toruvions les gens ne pouvaient venir que des Torres del Paine. Quand je me suis retrouvée au pied de cet énorme pierrier qu'il me fallait á present grimper pendant une heure, je me sentis defaillir. Je n'allais tout de méme pas abandonner si pres du but? Un Papy asthmatique progressait avec moi dans les roches et il m'aidait. Je manquais d'agilité avec mon sac á dos et mes attelles aui se bloquaient entre les roches. Mais j'y suis arrivée et j'eus l'extrëme privilege d'un temps clair, d'un soleil radieux...
La redescente fut une autre histoire. Une fois en bas des rochers, oú j'au manqué de tomber á chanque fois que je saluais quelqu'un (j'ai vite arrëté les politesses). Dans la forét, au mëme endroit oú j'avais croisé cete jeune fille souriantem, je ressentis exactement ce qu'elle devait ressentir en croisant des gens dejá epuisés qui n'en etaient au bout de leur peine. De lá, je me mis en mode automatique tout en frdonant de l'interieur un air stupide et insenses en cette circonstance ("dans la troupe y'a pas de jambe de bois...". Mon esprit s'est aloigné du courps et des ses douleurs et la machine fonctionnait bien, je me sentais legére jusqu'á ce qu'á noveau je douve me concentrer sur le chemin. Je suis arrivée dans les temps au refuge, tous bien. J'en ai pris plein la vue, plein de partout d'ailleurs et j'ai tellement aimé ce sentiment d'apaisement, quand j'ai reussit á me liberer des douleurs. Je ne suis pas entrainée physiquement mais j'avais le mental á ce moment lá.
Le lendemain, le reveil fut douloureux, avec des courbatures de partour dans les bras, dans les abdos, le dos.. partout. Mais j'aime bien les ressentir, c'est que ca fonctionne.
En revanche, je suis partie avec une Suissesse qui en etait á son 10 eme jour sur place. On n'avait á faire que 5 heures de marche jusqu'au glacier, mais avec de fortes rafales de vent qui mettait n'importe qui á terre. On s'est retrouvés á marcher á une dizaine de personnes... le vent nous jetait du cracha et parfois les gouttelettes nous fouettaient carrement. Le trajet était tellement technique que je ne pus me mettre en pilotage automatique: lá j'en ai bavé.Et puis je m'en suis voulu d'avoir comprs á une heure de l'arrivée que ce faisait deux jours que je souffrais entre autre parce qu'il fallait deserrer les appareillages en descente. Mais on a la "blonde attitude" ou on ne l'a pas. Mais au refuge ce fut une fëte pour tous et les biére coula á flot jusqu'á tard. Pour le lendemain je pris l'option que j'avais envisagée en cas de coup dure: retour en bateau avec virée prés des glaciers. Plutot cool.
Voila une virée enivrante qui m'a liberée d'un poids sur l'estomac.
A present, notez bien que mon retour a été decale et que je n'arrive que Jeudi vers Midi en France.
Je vais voir les Pingouins tout á l'heure autant dire que je suis loin.... |